| Parachutisme sportif - sommaire |
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Dernière modif :29/10/07 22:12
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Le nombre de participants est un paramètre important : plus il y a de monde, plus la réalisation de figures est délicate ; on indique en général le nombre de participants à un saut en le suffixant : "un VR4" représente un saut de vol relatif où quatre paras formeront des figures. Bien que ce nombre soit a priori arbitraire, les compétitions "officielles" ne concernent que les équipes à 4, 8, 10 ou 16. Il existe bien sur des exceptions, comme par exemple la compétition VR3 organisée depuis 2 ans par le centre de Pujaut (Avignon). En pratique, les sauts à 2, 3, 5, 7, etc, sont le lot de la plupart des pratiquants non-compétiteurs.
En VR, les figures réalisées ont quelques caractéristiques importantes, qui distinguent cette activité d'autres disciplines comme le free-fly ou la chute assis :
| Ci-contre l'équipe Fertoise Vertical Planète de VR4, championne de France 97 en N2. L'homme en jaune, c'est le vidéoman (Olivier Levon). | ![]() |
En marge des compétitions de séquence, on trouve également
les sauts "de grande formation" : en clair, il s'agit de réaliser
peu de figures, mais avec un "grand" nombre de paras. "Grand" peut aller
de 20 à 300, selon l'ambition (et le niveau) des participants ou
des organisateurs, les contraintes supplémentaires (par exemple,
en se limitant à une nationalité ou un sexe), la complexité
et le nombre des figures envisagées, etc.
Le record actuel est une formation à 300 personnes (diverses
nationalités), ayant réalisées une figure.
Au delà de... disons 30 personnes, les contraintes d'organisations
de ce type de sauts (quel(s) avion(s) utiliser, comment réunir et
faire s'entraîner les gens, comment sélectionner en fonction
d'un niveau de pratique, comment organiser la construction de la figure,
etc) limitent pas mal leur nombre. En clair, vous ne trouverez pas partout
l'occasion de faire des sauts de grande formation.
Une remarque pour finir sur cette introduction : le VR consiste à maîtriser ses position et trajectoire (dans les trois dimensions) pour voler à proximité d'autres paras, de façon suffisamment précise et contrôlée pour pouvoir construire... quelque chose. Former des... choses (!) à plusieurs en surf, chute assis, freefly ou debout, ne reçoit pas en général l'appellation de vol relatif, mais ce n'est finalement qu'une question de convention. Le fait que le VR soit associé à de la chute "à plat" s'explique mieux par l'histoire du parachutisme que par la logique.
Enfin, aidons ceux qui iront "jumper" en terres anglophones en précisant que VR se traduit en anglais par RW (Relative Work) et que VR4 se dit "4-way RW". La dénomination "officielle" est toutefois différente, puisqu'on devrait parler de FS (Formation Skydiving).
Une combinaison de VR:
Quant aux partenaires... Le nombre, le niveau technique, les ambitions, les taux de chute, les compatibilités d'humeur, mais aussi les budgets sont autant de points importants. Ceci est particulièrement vrai pour monter une équipe et faire de la compétition, mais également pour faire du VR pour le plaisir.
Mentionnons également les divers accessoires utiles : un casque intégral pour se protéger d'un coup de pied ou de coude, un altimètre sonore pour se rappeler qu'après 30 figures il est probablement temps d'ouvrir, une caméra pour se voir et déterminer le coupable qui a tout fait foirer.
La caméra pose un intéressant problème logistique, abordé en détail un peu plus loin.
Il s'agira ensuite probablement de décider du déroulement du saut ; en clair, quelle(s) figure(s) tentera-t-on de réaliser, et dans quel ordre. Le choix des figures dépend du niveau technique des participants, de leur nombre, de l'ambition du saut, et éventuellement de l'altitude.
Vient ensuite une série de répétitions au sol,
où le groupe de paras, debout ou à plat ventre sur des planches
à roulettes, va travailler les enchaînements et les mouvements
inter-figures, et tenter de mémoriser ce qu'il aura à faire.
Les images ci-dessous montrent Vertical Planète (Champions de France
N2 1997) passant en revue le programme de N1 dans la salle de pliage de
La Ferté, par un week-end d'avril de grand vent...
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Travail debout pour dégrossir la figure (et les enchainements)
; le schéma au-dessus représente la figure que les relativeurs
travaillent.
La position debout ne permet pas de se mettre complètement en situation, mais c'est commode, c'est rapide, et ça rend plus efficace la phase suivante en donnant l'occasion de mémoriser les positions. |
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Les planches : une planche en bois avec des roulettes, et voilà
l'instrument de travail du relativeur.
L'intérêt réside dans le fait que la position adoptée est beaucoup plus proche de ce qui se passera en chute, que l'on perçoit mieux l'ampleur des déplacements nécessaires, les angles de vue de chacun, l'impossibilité éventuelle d'attraper des prises (tout le monde n'a pas les bras de la même longueur...), etc. Inconvénients : ça fatigue, ça salit les mains, c'est bruyant, et c'est pas facile de fumer son clop en même temps sans brûler quelqu'un ;-) |
Il y a un autre moment-clé, la sortie ; j'en cause plus bas.
Il faut bien contredire les films "Drop Zone" et "Point Break" sur un point, on ne peut pas se parler en chute (l'intercomm pour les paras n'a pas encore une grande diffusion). Donc, obligation pour tout le monde de mémoriser ce qu'il devra faire, et de quelle manière. Les répétitions au sol sont là pour ça. Et comme il s'agit tout de même d'aller le plus vite possible, acquérir des automatismes, prendre des repères visuels et roder les mouvements ne sont pas des options à négliger.
Si on ajoute à cela le fait que le vent relatif à la sortie est horizontal et non vertical, que le temps de chute est compté, et que les cabines des avions sont rarement aussi spacieuses que le bout de terrain sur lequel on a effectué les répétitions, on comprend facilement que s'organiser pour optimiser la sortie de l'avion et commencer le plus vite possible la construction des figures est un point important.
Les paramètres importants sont :
Sortie libre : l'idée est que les paras ne se tiennent pas pendant la sortie, mais se regrouperont et s'apponteront une fois dehors.
Sortie accrochée : comme le nom l'indique, les paras s'attrapent (aux boudins, par le harnais, ou encore par la barbichette - les prises sont décidées en fonction... de ce qui est le mieux!) et n'auront donc en principe pas de distance à combler pour former la première figure, mais éventuellement quelques ajustements de positions et/ou de prises.
Les sorties accrochées peuvent sembler préférables ; en fait, elles le sont, à condition d'assurer un minimum de stabilité pendant la phase de projection (parce que sinon, il suffit qu'une personne "se casse la figure" pour que le groupe entier valdingue), et si bien sur le nombre de relativeurs est limité (une sortie accrochée à 16 n'est pas possible dans tous les avions!).
Les notions de flotteur et de piqueur sont illustrées sur le
schéma ci-dessous : en noir, les flotteurs, en rouge les piqueurs
(la flèche bleue désigne le sens du vent relatif).
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Le cadre noir représente la porte (ici,
une porte latérale, disons de twin-otter), la flèche bleue
désigne le sens du vent relatif.
Les flotteurs sont déjà dehors ; en général, les avions largueurs sont munis d'une barre à l'intérieur, de façon à pouvoir se tenir fermement (n'oublions pas qu'il y a beaucoup de vent, et que la planète est loin). Les piqueurs sont à l'intérieur, le plus près possible des piqueurs (inutile de mettre de l'espace entre flotteurs et piqueurs dans l'avion si on cherche la proximité en l'air). |
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Sur l'image ci-contre, le vidéo vient de quitter l'avion et les 2 flotteurs démarrent tout juste. L'avion est un Pilatus. Quand on dit que les flotteurs sortent, on voit qu'ils ne font pas semblant! |
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Un VR16 se prépare à sortir d'un twin-otter ; le vidéo est déjà dehors, et on distingue les mains des flotteurs agrippées à la barre (bord supérieur de la porte). Les autres sont les piqueurs, disposés en deux lignes. |
Au signal ("Ready-Set-Go" ou simple "Haut-Quai"), la troupe part.
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Les flotteurs n'ont guère qu'à
pivoter sur eux-mêmes ; ils prennent alors le vent relatif devant
eux, jambes tendues et plus ou moins en parachutale, ils "flottent" le
plus possible pour attendre les autres.
Les piqueurs partent la tête la première et... piquent vers les flotteurs ; talons aux fesses, bras devant, bien cambrés, leur mouvement de sortie est légèrement plus subtil, puisqu'il implique une "torsion" pour ne pas prendre le vent relatif sur le côté ; garder un contact visuel sur les flotteurs n'est pas toujours simple dans la mesure où il est fréquent de passer limite sur le dos dans ce type de sortie.
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La séquence qui suit (sortie accrochée du Twin-Otter de
la Ferté du VR4 Vertical Planète) illustre le changement
de vent relatif. La plupart de ces images ont été prises
par Olivier Levon.
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Les 2 flotteurs sont partis, les piqueurs démarrent.
L'avion vole horizontalement, personne n'a vraiment de vitesse verticale, le seul vent relatif est donc celui créé par la vitesse de vol de l'avion. Le vent relatif est donc horizontal. J'ai encadré en noir le marchepied vidéo du Twin. |
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Tout le monde est sorti et "glisse" sur la "pente", laquelle est encore presque verticale. Les relativeurs accèlère verticalement et ralentissent horizontalement. |
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Encore dans l'avion (le twin de DeLand, mars 97), je saisis à la sortie un VR4 Suédois dans une phase à peu près identique ; nuance, ils ne sortent pas en étoile, mais construisent dès la sortie une figure différente. |
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Je sors en piqueur derrière un VR16 en sortie de Twin ; on distingue
le vidéo (flèche rouge), deux flotteurs (flèches vertes),
les trois derniers piqueurs, et le reste de la mêlée.
Comme la sortie vien d'avoir lieu, le vent relatif provient encore essentiellement de la vitesse de l'avion, et se trouve donc être horizontal. |
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L'étoile est maintenant à 45° : la vitesse terminale de chute n'est pas encore atteinte (j'imagine que moins de 3 secondes se sont écoulées), mais le vent relatif vient maintenant beaucoup plus nettement de dessous. |
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(je triche un peu : cette image n'est pas la suite des précédentes!)
Voici un VR4 "en régime de croisière", ayant atteint sa vitesse terminale de chute : ils descendent verticalement, sont bien "à plat", et n'ont a priori plus de vitesse horizontale. Le vent relatif est donc vertical, à peu près de 180km/h. |
Un groupe de bon niveau aura conservé une bonne proximité après la sortie et pourra démarrer la construction et l'enchaînement des figures. Contrôler son taux de chute, savoir où apponter, contrôler sa position et sa trajectoire, apponter sans brutalité et sans introduire de tension sur les paras déjà en prise, lâcher sur le signe du leader, prendre sa nouvelle position, garder les prises, lâcher, etc.
Que peut-il se passer "d'imprévu" ?
Un relativeur débutant approche doucement d'une formation, en corrigeant constamment taux de chute et trajectoire, si concentré sur son truc qu'il ne se rend même pas compte qu'il veut apponter sur un créneau qui n'est pas le sien ; arrivé tout près de son (croit-il) créneau, impatient et désireux de ne pas se faire attendre encore plus longtemps, il tend les bras pour enfin attraper le boudin ; et là, bingo! il recule, reperd du temps, 1200m, séparation, ouverture!
(pourquoi recule-t-il? En avançant les bras, on augmente les appuis sur le haut du corps, ce qui relève bras et tronc en donnant à l'ensemble une incidence ; incliné, le para glisse dans la direction de la "pente", en l'occurrence, vers l'arrière)
Un para se casse la figure à un moment, et se retrouve plus bas que les autres ; il passe alors un long, long moment à parachuter pour tenter de réduire son taux de chute et revenir ainsi à niveau : les autres l'attendent (ou continuent sans lui).
Un para apponte un peu fort, prend ses prises et tire dessus (inconsciemment, en général) pour conserver proximité et taux de chute ; la figure est tiraillée, bousculée, se met à tourner. Les uns s'enfoncent, les autres remontent, bref, ça devient instable, et les derniers à venir apponter n'ont pas la partie facile. Le point est fait malgré tout, quelqu'un donne la clé (i.e. le signal que tous attendent pour passer à la suite) et tout le monde lâche pour la figure suivante. Et là, paf, les tensions se révèlent et tout le monde se retrouve à plusieurs mètres des autres.
Conséquence possible de ce qui précède, un para finit par passer sous un autre (à sa verticale), et le dévente ; dans le "trou d'air", ce dernier perd alors tout moyen de contrôler attitude, position et trajectoire : il dégringole sur celui qui est dessous, en entraîne parfois avec lui, éventuellement se fait mal, et le tout se traduit par un perte de hauteur. Quand personne ne se blesse, c'est un spectacle très marrant à observer pour un vidéoman! Je ne doute pas une seconde que ma saison 98 me donnera l'occasion d'illustrer ceci par quelques images amusantes...
Brainlock.
En clair, un des paras ne sait brusquement plus ce qu'il doit faire
: où apponter, quelle prise, dans quelle position... Le VR est largement
un problème de mémorisation et de concentration.
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| Petit a) Je filme Vertical Planète ; au bout de quelques secondes, "Force Bleue", alias William, ne sait plus ce qu'il doit faire : Brainlock! |
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Y'en a bien d'autres, mais je vous laisse les découvrir!
Donc, avant d'ouvrir, il y a une phase importante : la séparation et la dérive.
(au fait, je suppose ici que les paras n'auront pas oublié d'ouvrir ; ça peut paraître bizarre, mais je vous assure qu'il est très simple de perdre de vue le fait que le temps passe et la hauteur diminue, particulièrement lorsqu'on est concentré sur le prochain point à faire. Pour leur rappeler d'ouvrir, altimètres sonores, prudence et expérience servent bien.)
La séparation consiste à lâcher toute prise, faire signe "fin des opérations" (ça consiste à croiser les bras devant le visage), pivoter de façon à tourner le dos aux autres, et partir en dérive dans une direction telle qu'on s'éloigne des autres. En principe, l'altitude de séparation, ainsi que le temps de dérive font partie du briefing pré-saut, et dépendent largement du nombre de participants et de leur expérience.
En principe, le seul à ouvrir sur place, c'est le vidéo.
Je dis "en principe", parce qu'il m'est déjà arrivé
plusieurs fois qu'un des paras que je filmais "oublie" qu'un vidéo
se trouve au-dessus de lui, et m'envoie (presque) son hand-deploy dans
la figure en s'économisant ainsi une dérive. Je vous garanti
que ça donne chaud quand on est à deux doigts de lâcher
son propre hand-deploy!
Pour les sauts filmés par plusieurs vidéo, on se met
d'accord au sol sur qui fait quoi : dérive, étagement des
ouvertures, etc.
L'image ci-dessous a été prise il y a peu, et illustre bien ce qui peut arriver lorsqu'on ne se préoccupe pas suffisamment du saut. Suite à une mésentente (ie briefing insuffisant) avec l'autre para, nous avons ouvert tous les deux à quelques mètres l'un de l'autre. A cet instant, je ne cherchais pas à filmer son ouverture, mais je me précipitais tout simplement vers la commande droite de ma voile pour engager un virage à droite dès que possible. L'incident n'a eu aucune conséquence, sinon de me flanquer un coup de chaleur comme j'en ai rarement eu...

Après la dérive, il est d'usage de faire un signe indiquant l'ouverture (signe qu'on appelle "break") ; on ouvre ensuite son parachute. Quelques secondes après, on se retrouve en principe pendu sous une voile en état de marche ; la prudence commande alors de vérifier qu'aucun parachutiste sous voile ne se trouve à proximité (qu'il fasse partie du VR ou non), en gardant les mains sur les commandes pour se tenir prêt à toute manœuvre utile. Il est également apprécié de vérifier que toutes les ouvertures de ses coéquipiers se sont bien déroulées.
L'atterrissage presque simultané de plusieurs personnes sur une zone limitée peut poser quelques problèmes de sécurité ; les relativeurs ont donc intérêt à respecter les consignes (sens de poser, notamment), et garder l'œil ouvert pendant leurs manœuvres (ceci s'applique d'ailleurs à tout groupe de paras sautant ensemble).
En fonction de ce qui s'est passé, on peut décider de mettre un T-shirt par dessus la combinaison pour diminuer le taux de chute, modifier la répartition flotteur-piqueur, mettre un casque intégral pour garder au moins un œil en état, mettre une petite laine de plus, ou replier sa voile en remontant le glisseur et en mettant les demi-freins des deux côtés...
D'autre part, un saut de VR dure peu, mais comporte beaucoup de phases intéressantes susceptibles d'être analysées (comme tout mouvement sportif d'ailleurs). Mémoriser tout ce que chacun fait n'est pas possible, et puis de toute façon, les positions ne permettent tout simplement pas de tout voir (et puis, c'est quand même facile de dire "j'étais à un mètre" alors qu'il y en avait 3, et de prétendre qu'on n'y est pour rien si la figure tournait alors que la rotation a commencé à l'instant de l'appontage). Rappelons une fois de plus qu'il n'est pas possible de se parler en chute, à moins de hurler dans l'oreille. Et encore.
Enfin, je n'en ai pas parlé pour le moment, mais en compétition VR, il ne suffit pas de construire les figures, il faut le faire dans les règles. Ces dernières sont nombreuses, et comme le niveau général en VR tend à augmenter, le nombre et la complexité des figures construites augmentent également, ce qui rend de plus en plus aléatoire un jugement en direct depuis le sol avec des jumelles. Enfin, il arrive même en France que l'atmosphère n'ait pas la transparence qu'on pourrait souhaiter...
L'intérêt de filmer un saut de VR est donc grand :
Le rôle du vidéo, c'est de suivre les relativeurs, en les filmant de la sortie d'avion jusqu'à la séparation. Pour voir le plus de chose possible en chute, il se placera au-dessus de la formation (on suppose ici que les paras sont suffisamment bons pour parvenir à se rassembler et constituer un début de formation!), à une distance de 3 à 10 mètres (fonction du nombre de paras et des figures réalisées), et suivra toutes leurs évolutions.
Si le groupe chute plus fort, il augmentera son taux de chute.
Si le groupe réduit son taux de chute, il fera de même.
Si la formation dérape et part dans une direction (ce dont les
participant n'ont d'ailleurs pas toujours conscience), il accompagne le
mouvement, mais en conservant son axe.
Si la formation tourne sur elle-même, ... il évite de
faire la même chose!
L'axe dont je parle est une direction quelconque, en général
celle que l'avion avait pour le largage. Si le vidéo ne conserve
pas son axe, en d'autres termes, s'il tourne sur lui-même, l'examen
de la vidéo ne sera pas agréable et rendra plus difficile
le debriefing. Je ne crois pas que la conservation d'un axe soit nécessaire
pour les jugements en compétition, mais je ne pense pas qu'elle
les facilite non plus.
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Pour la sortie, le vidéo sera probablement en position flotteur, à moins que la sortie des relativeurs ne doive pas être filmée. Avec une tranche arrière, le vidéo prend la place d'un flotteur normal ; il sautera légèrement avant le groupe de façon à voir l'ensemble quitter l'avion, mais à part ça, pas de différence majeure. Dans un avion à porte latérale, on trouve en général un repose-pied et/ou une poignée sur le fuselage, à proximité de la porte, mais dehors (vers la queue de l'appareil). Dans ce cas, le vidéo sort le premier et prend place sur le repose-pied ; il laisse donc toute la place disponible pour que les relativeurs (cette position complètement à l'extérieur de l'avion est parfois appelée "flotteur vidéo"). |
| Un Pilatus utilisé pour le largage qui se respecte sera équipé
d'un marchepied et de poignées pour que le vidéo puisse sortir
comme illustré ci-contre.
Remarquez que la sortie "flotteur vidéo" ne sert pas à filmer que du VR : les tandems, les PAC, du freefly, bref, n'importe quoi! |
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L'altimètre sonore est particulièrement utile dans la mesure où il n'est pas possible de tourner la tête pour regarder son propre altimètre (à moins d'interrompre la prise de vue ; j'imagine les cris!), et il n'est pas toujours pratique d'amener les mains à hauteur des yeux.
La combinaison vidéo (comprenez "avec ailes additionnelles") permet au vidéo de disposer d'un taux de chute très variable, et de le faire varier rapidement. Ceci présente deux avantages :
Les figures à 4 ou plus sont souvent construites à partir
de positions élémentaires ; quelques-unes apparaissent ci-dessous
(pour ceux qui n'en ont pas l'habitude, précisons que ces schémas
représentent des paras en chute à plat ventre, vus de dessus):
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Cathère |
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Etoile (ici, à 2) |
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Accordéon |
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Valise |
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Etoile à 4 ; cette figure peut être construite à beaucoup plus (il y a un record à plus de 100 je crois). |
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Deux paras en étoile, chacun pris en valise par les deux derniers ; pas de nom à vous donner pour cette figure. |
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Boîte. |
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Vis. |
Parfois, l'inter comporte une contrainte supplémentaire : par exemple, chaque para doit faire un tour complet sur lui-même avant de construire la figure suivante. Naturellement, et les débutants s'en convaincront facilement en essayant, effectuer un 360° sur place, rapidement, et sans modifier son taux de chute, n'est pas facile. Lorsque l'inter comporte un "imposé", on dit qu'il s'agit d'un "bloc".
Les blocs méritent parfois leur nom, et impliquent alors des
mouvements durant lesquels les paras restent accrochés à
un ou plusieurs équipiers. En d'autres termes, la figure de départ
lâchée, les paras restent accrochés de telle sorte
qu'ils forment plusieurs mini-figures (deux par deux, un et trois, quatre
par quatre, etc. en fonction de leur nombre et de la difficulté
du saut), qu'ils devront faire évoluer comme prévu avant
de construire la figure complète suivante (qui sera peut-être
la même qu'au départ).
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Exemple (chronologie de haut en bas, ou l'inverse,
c'est pareil) : partant de la figure dont j'ai oublié le nom, jaune
et rouge se lâchent, mais bleu-jaune et rouge-vert continuent de
se tenir : ils forment donc 2 blocs (en l'occurrence, je me rappelle du
nom de ces blocs : ce sont des valises).
L'inter prévoit que chaque bloc devra effectuer un tour complet avant de reformer la figure de départ. Bien entendu, les paras ont tout intérêt à faire le tour sur place. Toutefois, je ne pense pas que le règlement leur interdise de laisser les blocs s'éloigner pendant la rotation ; il leur faudra simplement rattraper la distance. Si ça fait perdre du temps, ça permet également d'éviter des coups de godasse dans le nez. L'histoire ne dit pas comment faire tourner un bloc ; notamment, rien n'indique si vert ne fait rien pendant que rouge tend les jambes, ou si les 2 bossent pour contrôler le mouvement. Si tout est effectué correctement, cette transition et la figure suivante compteront pour un point. |
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