| Parachutisme sportif - sommaire |
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Dernière modif :29/10/07 22:12
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Un saut tandem est effectué d'une altitude de 3500 à 3800mètres,
parfois plus (ça dépend du centre), comporte une phase de
chute libre d'une petite cinquantaine de secondes (pour le 3800m), une
ouverture à 1500m, et environ 6mn d'évolutions parachute
ouvert.
Pendant tout le saut, le passager (c'est-à-dire vous) est accroché
(solidement ;-) au harnais du pilote, et se trouve donc devant lui (où
si vous préférez, le pilote est arrimé dans votre
dos). Le pilote est équippé d'un parachute spécial,
suffisamment grand pour supporter le poids de deux personnes.
Avant d'embarquer, le pilote vous expliquera en une vingtaine de minutes
le déroulement du saut, les positions à prendre à
la sortie et une fois stabilisé, il règlera votre harnais
et fournira combinaison (si besoin) et lunettes de chute.
De manière générale, il s'occupe de tout, vous
n'avez qu'à prendre la position indiquée et profiter du saut...
Après l'ouverture, le passager peut se voir confier les commandes
de la voile : tirer à gauche pour tourner à gauche, tirer
à droite pour tourner à droite. Simple, non ?
Naturellement, le pilote reprend les commandes pour l'atterrissage!
Côté atterrissage, le plus à craindre est de salir ses vêtements : le posé lui-même est le plus souvent aussi doux qu'un saut de marche d'escalier, mais faire quelques pas à deux, accrochés n'est pas toujours facile, et il n'est pas rare qu'on perde l'équilibre une fois posé.
Si ça peut vous rassurer, sachez que la qualification "pilote
tandem" n'est donnée qu'à des parachutistes très expérimentés
(plus de 1000 sauts).
Toutefois, il est bien certain que cette activité comporte un
risque non nul, et qu'on peut mourir.
Ensuite, il vous faut trouver un terrain de parachutisme, ou un professionnel
; vous pouvez consulter les pages jaunes, le 3615 FFP, taper "PARACHUTISME"
sur le 3611, ou aller voir la liste
des terrains de France et de Navarre.
Téléphonez, renseignez-vous sur les tarifs, demandez
s'ils comprennent une vidéo, et prenez rendez-vous.
Une précision : sur beaucoup de terrains, vous trouverez des "indépendants" ; ce sont des professionnels qui vivent de leur activité (tandem et formation d'élèves) en utilisant les infrastructures d'un terrain. Vous vous apercevrez peut-être aussi que le centre lui-même propose des tandem (et/ou des formations). Pour ce qui concerne la sécurité et la qualité du tandem, impossible de recommander l'un ou l'autre en général : c'est du pareil au même.
Vous trouverez des tarifs allant de 1000F à 1400F sans vidéo, la vidéo représentant en général de 300 à 500F en plus. L'altitude peut également varier entre 3500 et 4200 mètres.
Si vous avez le choix entre plusieurs terrains, tâchez de choisir celui dont le paysage sera le plus chouette : montagne, mer, lac, etc, plutôt que la rase-campagne.
Pour réaliser ces images, j'ai suivi un tandem en chute, équippé
d'un casque et d'une caméra. Les images ci-dessous sont tirées
de cette vidéo (réalisée sur le terrain de la Ferté-Gaucher
un dimanche, fin août 97).
L'avion utilisé était un Pilatus (turbine, une hélice,
10 parachutistes) et l'altitude 3800m.
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Il y avait 3 tandems dans ce Pilatus ; le premier s'élance... |
| 38'01 | ![]() |
A nous!
Pendant les premières secondes, la sensation de chute est très intense ; c'est la phase pendant laquelle pilote et passagers acquierent leur vitesse "de croisière", et ce sont les moments les plus impressionnants pour les passagers (du moins, c'est ce qu'ils en disent au sol) |
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Sortie cabriole, un petit passage sur le dos...
Comme la stabilité n'est pas encore assurée, le pilote n'a pas encore fait fait signe au passager de prendre la position "de croisière" : celui-ci conserve donc les bras repliés devant lui. |
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Jean-Jacques, le pilote, rétablit la situation et sort le RSE
(le petit parachute jaune), qui stabilise et freine le tandem.
Il a tapé sur l'épaule du passager : c'est le signe que celui-ci peut écarter les bras. A ce stade, la vitesse est constante (environ 180-200km/h), la sensation de chute a disparue ;on a le sentiment de voler en reposant sur un matelas d'air... |
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Le passager est heureux et me fais signe du pouce qu'il est bien là
où il est!
Jean-Jacques me montre où il compte atterrir (non, je rigole, en fait, il pense que je suis trop haut, et qu'il faut que je descende un peu pour bien filmer le passager). |
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Ah, lecture alti, c'est bientôt l'heure! |
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Fini de rire, Jean-Jacques me fais signe, je m'éloigne... |
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...et il tire la poignée ; le RSE est débloqué et extrait le POD du conteneur. |
| 38'47 | ![]() |
46 secondes de chute... envolées!
Le parachute commence à s'épanouir, et remet debout tout le monde (sauf moi ; en voulant aller trop vite, je me suis cassé la figure et c'est une chance que j'aie réussi à filmer l'ouverture!) |
| 44'40 | ![]() |
Touchdown!
Après presque 6 minutes sous voile ; cette fois, pilote et passager ont gardé leur équilibre, les pantalons sont restés propres. |
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