| Parachutisme sportif - sommaire |
|
Dernière modif :29/10/07 22:12
|
| précédent |
Le principe est simple : une SOA (Sangle d'Ouverture Automatique) relie
un mécanisme d'ouverture (peu importe le détail) à
un point fixe de l'avion (un crochet spécial, une barre metallique
spécialement prévue, un cable, etc). L'élève
se présente à la porte, recueuille le feu vert du moniteur
("lève la tête, pied droit devant, regarde l'horizon, ok"),
inspire un bon coup et sort de l'avion.
Selon son niveau, il devra "simplement" prendre la position de chute
à plat, ou bien simuler une action d'ouverture (en saisissant une
fausse poignée).
A peine sorti, l'élève délove et tend la SOA,
celle-ci met en oeuvre le mécanisme d'ouverture, et la séquence
d'ouverture se déroule (que la position de l'élève
soit bonne ou non d'ailleurs ; la rapidité de l'ouverture rend très
improbables les situations vraiment dangereuses).
Filmé ou observé par le moniteur, l'élève
sera "débriefé" au sol.
Les sauts OA se déroulent entre 1000 et 1200 mètres.

![]() |
L'élève sort, et se retrouve presque instantanément
"en piqué". En effet, le vent relatif à la sortie de l'avion
est horizontal, puisqu'il n'est dû qu'à la vitesse de largage
(et comme c'est un twin-otter, c'est dans les 150km/h) ; pour être
"à plat" dans le vent relatif, le para devrait être comme
la première photo, presque debout par rapport au sol.
On distingue la SOA, presqu'en tension, qui plonge dans le sac. |
![]() |
Le mouvement de piqué s'est poursuivi ; ça n'a pas empêché la SOA de faire son oeuvre ; l'extracteur est sorti, a pris le vent relatif (d'ailleurs, on voit très bien sa direction d'après l'angle que fait la drisse de l'extracteur) et sort le fourreau dans lequel se trouve la voile. |
![]() |
Presque une seconde plus tard, la voile commence à s'épanouir,
les suspentes sont tendues entre les jambes du para, toujours dans la position
: cambré, bras écarté, jambes écartées
et fléchies. Seul problème, il est tête en bas au lieu
d'être à l'endroit!
Pas de panique, il finira par être remis dans le bon sens par le parachute! |
![]() |
La poignée-témoin est indiquée par la flèche
; au lieu de la saisir, l'élève agrippe la première
poignée qui lui tombe sous la main : la poignée de libération!
Certains moniteurs donne la consigne de regarder la poignée qu'on s'apprête à tirer : effectivement, ça peut servir! Autre remarque, le geste enseigné implique simultanément les deux mains ; la main droite va chercher la poignée, pendant que la main gauche se place devant la tête et au-dessus pour conserver des appuis aérodynamiques symétriques. Ici l'élève oublie manifestement sa main gauche. |
![]() |
La SOA a fait son travail, sa séquence d'ouverture est bonne ; la position du para est stable, pas de problème. Il a même corrigé la position de sa main gauche. |
![]() |
Et crrac! Il libère!
La voile n'est pas encore sortie, mais déjà les élévateurs sont désolidarisés du sac-harnais. |
![]() |
Le fourreau est sorti, les suspentes tendues, les élévateurs
en tension ; comme ils sont libres, il partent avec la voile.
Heureusement, les sacs école sont munis du système LOR : des sangles relient les élévateurs au système d'ouverture du parachute de secours. |
![]() |
Et voilà, le secours s'est ouvert, la voile principale tombe
toute seule, et moi j'ai vu mon premier parachute hémisphérique
(j'étais au sol à ce moment-là)!
Et oui, le secours de ce matériel était un hémisphérique! Cet élève sera un des rares (de nos jours) à atterrir sous un rond!!! |
Et voilà!
Ce sont des gestes et des positions simples, qu'il s'agit d'enchaîner
à un moment précis. Et pourtant, que de gags pendant les
sorties que j'ai visionnées sur cette cassette!
Je suis moi-même passé par une formation traditionnelle
; j'ai fait 4 sauts OA d'un Pilatus : 2 positions, 2 poignées témoin,
le 5ème saut était un commandé.
Croyez-moi, c'est simple après 237 sauts, mais ça demande
beaucoup de répétitions au sol, et de concentration dans
l'avion pendant la montée!
| Parachutisme sportif - sommaire |
|
|
| précédent |