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Dernière modif :29/10/07 22:12
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Or donc, faire un "saut en parachute", ça consiste :
et à se préparer à recommencer...
Note : il paraît que le terme "largage" est impropre car réservé au matériel ; le terme correct pour les personnes est "parachutage".
L'aéronef n'est pas très important, sauf dans le cas de la montgolfière ou d'un hélico qui larguerait en stationnaire. On en reparlera. Disons pour le moment que, en dehors de l'altitude, du prix et du temps de montée, le principal paramètre est la vitesse (horizontale) à laquelle vole l'aéronef pendant le largage.
Le "muni d'un parachute" a son importance. D'abord, on ne saute pas
avec un parachute, mais avec deux (sauf peut-être les
BASE jumpers): un parachute principal, et un parachute de secours. De nos
jours, les deux parachutes sont quasiment toujours des ailes (par opposition
aux parachutes hémisphériques que l'Armée réserve
peut-être encore aux appelés) et se trouvent tous les deux
logés dans le dos (fini, le fameux "ventral").
Pendant la chute, les deux pépins (doux nom parfois donné
aux parachutes) sont pliés dans une sorte de sac que l'on porte
dans le dos. Comme ce sac est muni de sangles (qui prennent aux épaules
et aux jambes), on parle de sac-harnais.
L'altitude de largage dépend de ce qu'on a prévu de faire.
En gros, l'idée est la suivante : si l'activité projetée
s'accomode d'une faible hauteur de largage, comme un saut coute d'autant
plus cher que l'altitude de largage est grande, on essaie de sauter de
plus bas. Il y a aussi le fait que les avions généralement
utilisés (Cessna, Pilatus, Twin Otter) mettent parfois 20 minutes
à atteindre 3800 ; plonger à 1200 permet d'attendre moins
longtemps, donc de faire plus de saut dans un temps donné. Ca compte.
D'autres facteurs peuvent entrer en jeu ; par exemple, tous les centres
ne disposent pas d'avions capables de monter au-delà de 3000 mètres.
Il faut aussi remarquer que 4000 mètres représente la limite
au-delà de laquelle la plupart des gens ont besoin d'une assistance
respiratoire (inhalateurs d'oxygène), faute de quoi divers problèmes
peuvent survenir (vertiges, syncopes, etc). Comme c'est plus cher/compliqué,
ça se fait moins.
A part ça, l'important est de comprendre que l'altitude de largage
est un des 3 paramètres principaux qui vont conditionner la durée
de cette phase merveilleuse qu'est la chute (pas tout à fait libre).
Les accessoires dont je parle peuvent être, par exemple, un surf (skysurf), une caméra, des skis, un vélo, une voiture (pour ceux qui doutent : cf ceci (jpg 14K), ou encore cela (jpg 65K)) et que sais-je encore.
Oui, je suis bien d'accord, c'est très court. Bon, exceptionnellement, dans des circonstances bien particulières qui ne concernent que des parachutistes expérimentés, les altitudes de largage peuvent être plus importantes (5000 m, voire 11000m) que le 3800/4000, et donc permettre des chutes plus longues ; mais ce n'est pas courant.
Que fait-on en chute ? On se fait plaisir! A part ça, ça
dépend énormément de l'activité projetée,
mais globalement il s'agit essentiellement de maîtriser sa position
et ses mouvements en l'air.
Croyez-moi, c'est pas simple d'être stable quand on est dans
un courant d'air à plus de 180km/h ; et quand on maîtrise
son propre corps, il suffit d'ajouter des contraintes supplémentaires
(objets divers, recherche d'un style, d'une aisance, etc)!
Certaines disciplines ont une phase de chute réduite à
sa plus simple expression ; pour la plupart, c'est tout de même la
phase principale.
Pour une séquence d'ouverture filmée et commentée, c'est par ici.
Certains sauts sont en fait avant tout des vols : sitôt largué, on ouvre et le but du jeu consiste (en général on est pas tout seul) à piloter son aile pour faire des acrobaties avec sa voile et/ou celles de ses camarades.
Piloter est vraiment le mot ; autant les anciens parachutes ronds étaient - parait-il - difficilement manoeuvrables, autant les voiles modernes permettent de choisir sa trajectoire et son point d'atterrissage. Les voiles dites rapides ont également des réactions tellement vives qu'enchainer des virages rapides (à hauteur raisonnable) est réellement amusant.
Le point d'atterrissage visé peut faire la dimension du terrain
de centre de parachutisme ou 5 cm de diamètre. Ca dépend
de la discipline.
Ceux qui n'atterrissent que parce que les meilleures choses ont une
fin choisissent le terrain comme cible, en privilégiant éventuellement
les m² les plus proches du hangar de pliage pour ne pas marcher inutilement.
Ceux qui sautent uniquement pour s'entraîner à atterrir
essaient de toucher une cible de 5cm ; un dispositif leur indique la distance
du point d'impact (leur talon, en général) au centre de la
cible.
Disons sur le sujet, en attendant d'être plus complet que :
Les quelques photosci-dessous illustrent quelques disciplines :
Vol Relatif à 4 (VR4)
Vu l'horizon, ils viennent de sortie de l'avion (ils ne sont pas encore
en chute "à plat").
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SkySurfIci Vincent Clavier à La Ferté, pendant la coupe de FreeStyle/SkySurf du 18-20/7/97 (Olivier Levon à la caméra).Le FreeStyle et le SkySurf consistent à effectuer des mouvements (libres ou imposés), et pourraient dans cette mesure se comparer au patinage artistique. Le skysurf a bien sur la particularité d'impliquer un ... skysurf! La skysurf a été inventé par Laurent Bouquet ;
discipline a part entière du parachutisme, on ne peut s'y mettre
qu'avec le brevet C (200 sauts mini).
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