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Une des missions du CNOSF (Comité National Olympique Français) est de définir les réègles déontologiques du sport et de veiller à leur resoect. C'est en ce sens qu'il a réunit en mars 1996 un groupe de travail afin de réfléchir sur l'éthique dans le sport. Voici quelques morceaux choisis du rapport qui a été transmis aux différentes fédérations sportives.
Vers un code de déontologie
Extraits du rapport du groupe de travail sur l'éthique dans le sport
Le sport, tel que les associations qui en ont la charge le garantissent, est une activité humaine intégrée dans la société mais possédant sa propre logique. Cette loqique se fonde sur la sociabilité et repose sur une autonomie organisationnelle dans une institution tendant à l'universel. Par l'imaginaire, qui explique l'émotion et la passion, la pratique sportive dépasse la seule activité physique : le sport est, dans la tradition de l'Olympisme, création, culture, humanisme. Le concept et la pratique du sport sont donc directement liés à des valeurs.
Ainsi la compétition, mode d'expression du sport, traduit-elle une double excellence. L'une est personnelle : la volonté de victoire par le dépassement de soi dans l'effort librement consenti. L'autre est collective : on se réunit tout exprès pour se confronter mais la compétition est avant tout rencontre, l'adversaire étant le partenaire indispensable. Ainsi la règle sportive est-elle faite pour passer loyalement de l'égalité des chances à l'inégalité du résultat. Ainsi la générosité du pratiquant est-elle prolongé par la générosité de l'encadrement, qu'il soit bénévole ou professionnel.
La société sportive apporte des valeurs à la Société. Par le jeu, la société ludique apporte une liberté de fonctionnement. Par l'imaginaire, le champion est ressenti comme archétype de l'harmonie entre le corps et l'esprit, le spectacle sportif comme source d'émotion. Par sa nature associative, le sport -facteur de réalisation personnelle, de convivialité et de responsabilité- est école de citoyenneté : on y apprend à agir ensemble. Ce faisant, la pratique sportive contribue à la santé, intègre une dimension éducative, joue on rôle social.
En définitive, l'engagement du sportif s'exprime dans sa totale adhésion à la vraie nature du sport, c'est-à-dire sa morale authentique qui se situe dans le respect de la règle, des autres et de soi-même.
Olympisme
Trois des huit principes fondamentaux de la charte Olympique sont d'ordre éthique :
- L'olympisme (néologisme créé par Pierre de Coubertin) est une philosophie de la vie, exaltant et combinant en un ensemble équilibré les qualités du corps, de la volonté et de l'esprit. Alliant le sport à la culture et à l'éducation, l'Olympisme se veut créateur d'un style de vie fondé sur la joie dans l'effort, la valeur éducative du bon exemple et le respect des principes éthiques fondamentaux universels.
- Le but de l'Olympisme est de mettre partout le sport au service du développement harmonieux de l'homme, en vue d'encourager l'établissement d'une société pacifique, soucieuse de préserver la dignité humaine.
- Le Mouvement Olympique a pour but de contribuer à bâtir un monde pacifique et meilleur en éduquant la jeunesse par le moyen du sport pratiqué sans discrimination d'aucune sorte et dans l'esprit olympique qui exige la compréhension mutuelle, l'esprit d'amitié, la solidarité et le fair-play.
Sportif de Haut Niveau
Dans l'exercice de sa liberté d'opinion et de sa liberté de communiquer des informations ou des idées, le sportif de haut niveau est tenu de préserver l'image de sa discipline et du sport français en général, ainsi que de ne pas porter atteinte à l'intimité, l'honneur ou la considération d'autrui.
Code du sportif
1. Se conformer aux règles du jeu
2. Respecter les décisions de l'arbitre
3. Respecter adversaires et partenaires
4. Refuser tout forme de violence et de tricherie
5. Etre maître de soi en tout circonstances
6. Etre loyal dans le sport et dans sa vie
7. Etre exemplaire, généreux et tolérant
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